La terre et ses habitants producteurs

Quoi de plus beau que le travail de la terre ou plus simplement de pouvoir récolter le fruit de sa production naturelle. 

Il y a des artisans de cette récolte sauvage et simple. Lorsque nos ancêtres étaient glaneurs et non fermiers établis. Les aromates illustrent bien ce propos car ils sont tels que la nature les fait pousser et la différence entre du sauvage et du cultivé se retrouve vraiment au niveau des essences. 

Pourquoi vouloir cultiver ce qui pousse à côté de soi ? Mais je comprends que dans beaucoup d’endroits les terres sont clôturées,parqués et autres processus d’attribution. En Corse ce n’est pas encore le cas. Beaucoup de terrains sont aussi laissés pour compte. Fruit d’un héritage non divisé. D’une mauvaise entente familiale. 

On peut alors récolter simplement ce que l’on trouve tel que le fait la famille Favre depuis 1974 dans le département de la Haute Corse. 

A partir de ces aromates on les fait sécher pour les réduire en bâtonnets ou les moudre pour les préparer en cuisine. D’autres distillent les essences pour faire des huiles essentielles et hydrolat. 

L’huile essentielle est le concentré qui se trouve sur le dessus de la distillation. Très condensé et de couleur blanche transparente ou jaune. L’hydrolat est blanche et est rarement utilisé commercialement à part l’eau de fleur d’oranger. 

On peut aussi faire des gelées de ces plantes. Avez vous goûté la gelée de Nepita ? Cet aromate si puissant que l’on trouve un peu partout en moyenne montagne. C’est une douceur sucrée et riche en menthe. 

Vous pouvez aussi découvrir des arbres fruitiers qui produisent encore sans taille de l’homme, mais cela est beaucoup plus rare. Car souvent les arbres plantés par l’homme nécessitent un entretien régulier. Et ceux poussant naturellement ne sont pas aussi riches en fruits doux et sucrés mais peuvent se trouver plus acides. 

La nature est prodigieuse car elle est simple et sauvage. Les ronces et les lierres ornent votre parcours. Les fougères sont toujours à l’affût pour se développer.

 On sent cette puissance et ces luttes végétales lorsqu’on se balade en forêt. À l’arbre qui pousse le plus haut. Qui prendra le plus de lumière. C’est une lutte lente pour nous mais sachez que certains oliviers découverts dans un biotope du nord de l’Europe. À proximité d’une source chaude, possède des arbres de plus de 5000 ans. Ils poussent doucement et sereinement dans cette vallée préservée de l’homme.

Après tout, ne sommes-nous pas des destructeurs car nous voulons la remodeler à notre goût. Quand avons-nous songé à préserver cette nature ? Lorsqu’elle a commencé à manquer. 

Il reste encore des endroits beaux et sauvages mais pour combien de temps seront-ils là ? 

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